Leclerc guillotinés

Leclerc, ouvrier, condamné à mort le 16 mai 1825, à Paris, comme faux-monnayeur.
En ces temps on condamnait systématiquement à mort tous les faux-monnayeurs et en général ils étaient tous exécutés. Sous l’Ancien régime, on avait un supplice plus raffiné : on les plongeait dans l’eau bouillante jusqu’à ce que mort s’en suive. Ce qui n’était pas très dissuasif quand on voit le nombre de faux-monnayeurs au XIXe siècle.

Françoise Leclerc, épouse Meunier, condamnée le 15 février 1847, à Poitiers, guillotinée le 4 mai 1847 avec René Lachaise, son fils. « Françoise, fille de chauffeurs », a tenté d’assassiner deux fois son second mari. Avec la complicité de Jean Courlivand, 22 ans, handicapé mental, ils tentent de tuer le 26 octobre 1846 à Dandésigny Courlivand père, 66 ans, mais celui-ci se défend. Arrêté, son fils dénonce ses deux complices, lesquels l’assassinent en l’étranglant au soir du 29 octobre 1846. Lachaise est condamné comme parricide.

Zacharie-Benjamin Leclerc, surnommé Coucou, sans doute à cause de ses mauvaise habitudes de coucou. « 39 ans, voiturier. Assassina de quatre coups de tranchet dans la poitrine son père Zacharie-Joachim, 65 ans, cordonnier, le 17 octobre 1856 à Conches. »
Et, comme sous l’Ancien régime, les parricides avaient encore droit, au XIXe siècle, à un traitement particulier : juste avant de leur couper le cou, le bourreau (ou son aide) tranchait la main (ou le poing, comme on disait) qui avait tué.

Marie-Agnès Jacquelet épouse Leclerc, condamnée le 20 février 1845, à Laon ; guillotinée le 17 mars 1845. Elle tenta cinq années durant de tuer son mari, notamment par le poison. Finit par payer Léonard Bayeux et Jean-Baptiste Lemaire pour commettre le crime : Leclerc est abattu d’un coup de pistolet le 15 août 1844 à Marest-Dampcourt.

Théophile Leclerc, condamné le 29 janvier 1903 à Saint Mihiel, guillotiné le 9 avril 1903. Berger, 19 ans, tueur récidiviste : dans la nuit du 9 au 10 décembre 1899, aux Paroches, il tue à coups de couperet à sucre la buraliste-épicière Marie-Emélie Miton, 69 ans (il n’a alors que 16 ans), puis le vieux forgeron Jean-Baptiste Huraut, 84 ans, et sa fille Joséphine, 54 ans, aux Paroches le 21 mars 1901, un médecin en 1902. Le 13 juin 1902, à Troussey, il tue Victor Robert, ancien maire du village, rentier, 84 ans, et sa bonne Marie Jaillon, 56 ans, à coups de hachette. Il se réfugie en Suisse, où il est arrêté le 28 juillet.

Leclerc victimes

mai 1817

Amiens

Pierre Barnabé Fourquer

20 ans, marchand d’allumettes et cultivateur à Picquigny. Le 22 avril 1817, à Belleuse, met le feu à la grange de son ennemi Nicolas Leclerc, incendie qui se propage et détruit soixante-et-onze maisons !

Guillotiné le 21 juin 1817

11 février 1828

Laon

Louis-Joseph Camet

41 ans, propriétaire. A Hirson, par vengeance, mit le feu à la maison de Mme Leclerc.

Guillotiné le 19 avril 1828

31 mars 1851

Évreux

Justin Michault

34 ans, charretier. Dans la nuit du 14 au 15 juillet 1850, à Tournedos, tue son épouse Eugénie Leclerc, enceinte de trois mois, en l’étranglant à mains nues par jalousie, et fait subir le même sort à ses deux fils, Léon, 6 ans, et Gustave, 3 ans.

Se pend dans sa cellule le 28 juillet 1851

7 juin 1855

Évreux

Louis Auguste Maugard

Tue à coups de marteau le 17 janvier 1855 entre Saint-Mards-de-Fresne et Orbec Constant Fabut, marchand de bestiaux, pour lui voler environ 1.700 francs. Le corps est retrouvé dans une marnière de Broglie le 14 février. Son complice Leclerc est condamné aux travaux forcés à perpétuité.

Pourvoi rejeté le 5 juillet 1855. Gracié.

20 juin 1835

Bordeaux

Jean Benjamin et Jacques Seurin

Frères de lait. Assassinèrent près de Saint-André-de-Cubzac en hiver 1834 le garçon chapelier Leclerc pour le voler.

Guillotinés le 17 septembre 1835

8 juin 1928

Metz

Alphonse Herbivo

23 ans, journalier. Tue d’un coup de manche de pelle le 5 janvier 1928 Mlle Germaine Leclerc, 68 ans, rentière à Morhange. Soupçonné d’autres crimes.

Guillotiné le 11 octobre 1928.

27 octobre 1906

Evreux

François Auzoux

Assassine à Incarville Anne Meslin, 84 ans, pour la voler. Auteur d’un autre crime près de Louviers. Suspecté d’avoir, en novembre 1905, abattu d’un coup de revolver Jean-Baptiste Hébert, rentier septuagénaire, ancien maire de Montalet-le-Bois (Seine-et-Oise), pour le voler. Son complice Leclerc est condamné à quinze ans de travaux forcés.

Gracié le 28 décembre 1906.

Liste communiquée par François Lapèlerie, 2019